L'église de Saint-Benoît

Le hameau de Saint-Benoît forme un triangle, au centre se situe l’église. Celle-ci est dédiée à Saint-Benoît, patron principal cité comme patriarche d’Occident, et à la Sainte-Vierge, patron secondaire. Elle était à la présentation de l’abbaye de la Couture. La seigneurie de la paroisse était annexée à la terre et fief de Préaux, propriété dépendant aujourd’hui de Chemiré.

L’église de style roman du XIIe siècle est toute petite, remarquable par sa porte latérale (côté sud) dont la voussure est cintrée et ornée d’un cordon d’étoiles. Quant au superbe clocher en campanile, aujourd’hui il n’en reste rien suite à un incendie causé par la foudre.

Il subsiste dans l’église quelques peintures murales du XVI è siècle qui représentent « le Dict des Trois morts et des Trois vifs » inscrites à l’inventaire des bâtiments de France le 12 décembre 1980.

 

Plusieurs très belles statues sont présentes :

  • Saint-Sébastien, pierre, XVI–XVIIe siècles
  • Saint-Scholastique, terre cuite, XVI–XVIIe siècles
  • Christ en croix, terre cuite, XV–XVIe siècles
  • Saint-Benoît XVII–XVIIIe siècles
  • Saint-Avertin, calcaire, XVIIe siècle

 

Toutes ces statues ont été inscrites à l’inventaire des Bâtiments de France, le 22 juin 1982.

En 2003, il a été découvert à l’extérieur, près de l’entrée de l’église, côté droit, un tombeau de chevalier qui serait peut-être du XVI è siècle, certains parlent du XII-XIIIe siècles. Cette stèle comporte une croix de procession, un écu et une épée ; elle est donc complète. Elle a été adossée debout à l’entrée de l’église.

L’église acquise de l’administration départementale fut vendue en 1802 à des particuliers pour la somme de 400 frs et c’est le curé Louis Pasquier qui la rachètera avec le vieux cimetière en octobre 1824 au prix de 200 frs pour la sauver de la destruction. Elle appartient désormais à la commune de Chemiré.

La messe y est célébrée une fois par an et sert très occasionnellement à des baptêmes.

Le nouveau cimetière est situé sur une pente de coteau à quelques centaines de mètres de l’église et continue d’accueillir les défunts de Saint Benoît. La grande croix est due au travail du sieur Fournigault, ouvrier de Chemiré le Gaudin.

Il était d’usage dans cette paroisse que les parents de personnes qui y ont été enterrées, aillent rafraîchir leurs fosses le jour des morts, c’est-à-dire bécher la terre qui les recouvraient. (cf Pesche).

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