Eglise Saint-Martin de Tours

L'église, dédiée à Saint-Martin de Tours, est du XIe siècle, d'architecture romane secondaire, construite de 1040 à 1090.

 

Cette opinion est fondée sur le monument lui-même : l'ensemble de l'église et la tour écrasée, le portail surtout et ses côtés portent le cachet des monuments du XIe siècle. Ledit portail, de style roman dont les côtés sont en pierre de roussard, mesure 3,2 m de large sur 3,1 m de haut, avec une archivolte à 5 moulures reposant sur des chapiteaux grossiers, soutenus par des colonnes de 1,8 m environ.

 

Avant 1800, la nef était pavée de petits carreaux de 3 pouces sur 3, comme on le voit encore aux petits autels. Elle était primitivement de 18,35 m sur 7,67 m aboutissant à l'ogive de l'entrée du choeur. La hauteur des murs est de 6,39 m, le faite du toit au-dessus de la grande porte à 14 m.

 

En 1740, la tour n'avait que 12 m de hauteur à partir du cordon de pierre ; elle ne s'élevait qu'à peine à la hauteur du pignon au-dessus de la grande porte ; cette tour carrée a 5 m de côté. Ce fut cette même année 1740 que tous les habitants pour deux journées chacun et plus pour les charretiers contribuèrent à son exhaussement grâce au legs de 1000 livres de M. de Montfort ; ce legs fut d'ailleurs longtemps renvendiqué devant les tribunaux par Messires de Jupilles qui se disait héritier.

 

Quand la tour fut ré-enduite, aux frais du Marquis d'Aux vers 1793-1794, on dit qu'un ouvrier nommé Gautier tomba de 36 pieds de haut (soit 11,8 m environ) sans éprouver ni luxation, ni fracture.

A l’extérieur, dans une niche, face sud, on voyait une statue équestre en tuffeau de Saint-Martin avec un pauvre nu, derrière son cheval. Cette statue dédiée à Saint-Martin de Tours fut brisée en 1795 par une vingtaine de soldats de l’armée des « Sept fers ». Elle a été remplacée par une statue en céramique réalisée par les pensionnaires du Foyer de vie de la Sauvagère et inaugurée le 11 novembre 1989. La niche est aujourd’hui occupée par un bas-relief inauguré en 2010.

 

Sous cette statue se trouve une pierre plate en estrade où se faisaient les proclamations publiques, appelée « pierre de criée » ; nous voyons à côté de cette pierre un contre mur bas et épais.

 

Une grande porte se trouve à l’ouest. Après l’avoir franchie, à gauche et à droite se trouvent encore deux piliers épais, destinés à recevoir les bénitiers. Les deux petits bénitiers actuels sont en marbre, classés aux Bâtiments de France. Ils ont été offerts probablement par le marquis d’Aux.

 

Face à la chaire, est accrochée au mur une toile donnée par Napoléon III et sur le mur opposé, une autre toile du XIXe siècle représente le Martyre de Saint-Erasme (inscrite le 26 juillet 1978 à l’inventaire des bâtiments de France).

Tapisserie laine du XVIIe siècle qui représente le triomphe d'Alexandre. Classée aux Bâtiments de France le 16 juillet 1908.
Tapisserie laine qui représente la rencontre d'Esaü et Jacob. Classée aux Bâtiments de France le 16 juillet 1908.

Avant la révolution, l’église comportait quatre chapelles : Notre-Dame de Chauvigné, Saint-Michel du Tronchet, Saint-Michel, Sainte-Anne.

Aujourd'hui, subsistent les chapelles :

  • de la Sainte-Vierge : ancienne chapelle des seigneurs de Bellefille, fondée en 1507 par Messire Gervais Foucayer et Guillaume son frère, prêtres de la chapelle, chapelle dite du petit Chauvigné. En 1828, la chapelle de Notre-Dame de Chauvigné était à la présentation du seigneur de la Sauvagère.
  • du Sacré-Cœur fut d’abord la chapelle Saint-Michel du Tronchet, fondée par Jean du Désert, décédé en 1396. Michel Rossignol, titulaire de cette chapelle y a été inhumé le 10 septembre 1731. Deux autres membres de la famille Du Désert auraient d’après leurs testaments été également inhumés devant cette chapelle ; elle était à la présentation du seigneur de la Sauvagère (à la présentation des héritiers du fondateur d’après le Révérend père Davelu).
  • La chapelle Saint-Michel est devenue la chapelle Saint-Jean en 1848. Les fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle (inscrits le 16 janvier 1987) ont été offerts par le marquis d’Aux.
  • Puis, c'est l'époque de l'architecture ogivale : construction du choeur et de la chapelle Sainte-Anne à la présentation des seigneurs de Bellefille dont l'autel était alors plaqué contre le mur nord, sous la fenêtre ogivale, aujourd'hui le vitrail de la Vierge.

La dormition de la vierge

Le groupe de statues de la dormition de la Vierge se trouve face à l’autel de la Vierge. Il est en terre cuite, est du XVIe siècle et sa restauration polychrome, terminée en 2003, a été réalisée par M. Salle, restaurateur à Tours.

La dormition a fait l’objet d’une conférence tenue en l’église par Mme Palonka-Lavenant début 2004. Les chemiréens, lors de cette présentation, ont bénéficié d’un concert de trompes de chasse et chacun a pu découvrir ou redécouvrir les œuvres classées de l’église.

 

Le chœur

La construction du chœur représente la même forme d’architecture romane et est donc de la même époque, ce qui ne veut pas dire nécessairement construit simultanément.

L’augmentation croissante de la population détermine sans doute l’agrandissement du vaisseau par un abside semi-circulaire qui, du temps de le Paige (1735) était encore fermée d’une grille allant d’une ogive à l’autre.

Le grand autel est d’architecture corinthienne. La tradition rapporte de façon quasi-certaine que l’autel fut dressé sur la place des Jacobins au Mans par l’ouvrier vendeur, vers 1700/1730, époque où il y a eu de nombreuses et importantes réparations dans l’église : exhaussement de la tour, restauration de la grille, ouverture totale du chœur, fermeture avec réouverture d’une nouvelle porte de la chapelle Saint-Jean, aujourd’hui chapelle du Sacré-Cœur.

Cet autel était en pierre, le tabernacle, à colonnes petit écrasé. Actuellement, les fonts baptismaux en marbre du XVIIIe siècle se trouvent dans la chapelle du Sacré-Cœur. Ils ont été offerts par le marquis d’Aux avant la révolution ainsi que le grand autel (inscrits le 16 janvier 1987 à l’inventaire supplémentaire des Bâtiments de France).

 

Le retable

Le retable de la passion, en bois et terre cuite, est du XVIIe siècle. Il a été classé le 16 juillet 1908 aux Monuments de France.

Il a été « aumoné » en 1678 par René Levayer, curé de Chemiré, et son frère, M. Levayer, seigneur de la Sauvagère avec les tableaux et les figures. Le tableau du fond repose sur deux pilastres, surmontés d’une corniche. Il représente Jésus au jardin des oliviers acceptant le calice d’amertume alors que les apôtres dorment. L’ange présentant le calice a été ajouté depuis 1815. La peinture est due à l’abbé Seignoux.

M. Vérité écrivait en août 1886 à M. Le Préfet de la Sarthe en ces termes : « Quant au retable, sans être précisément une œuvre d’art, il ne manque pas de caractère architectural, la disposition d’ensemble est heureuse et l’effet produit satisfaisant, sa construction est en bois de chêne ; les profils des moulures sont bien compris : aussi la décoration de ce retable doit être faite avec soins et par un artiste », et laissait ainsi entendre que ce travail ne pouvait être réalisé que par M. Renouard qui en avait été le premier maître d’œuvre et qui avait pour spécialité la décoration des édifices religieux.

Il est rare d’en voir un aussi harmonieux.

 

La voute

Une des parties les plus remarquables de l’église est la voûte de chêne peinte par M. Renouard, probablement en 1885 pour la somme de 2851,33 frs (archive diocèse).

 

La sacristie

Celle-ci fut édifiée vers les XVIIe-XVIIIe siècles, aux frais du seigneur Le Vayer de la Sauvagère.

 

Les Cloches

La petite « Marie Aimée Françoise » a été fondue en 1837, bénie la même année et baptisée par le chanoine Gasselin, curé de Fillé-Guécélard. Elle est en bon état et pèse 1197 livres. Parrain : François Dubois, Marraine : Marie-Aimée de Tilly, dame de Sarcé

Jusqu’ici, et depuis la Révolution, il n’y avait qu’une cloche, l’autre ayant dû être supprimée par ordre de la République Française.

Une grosse cloche vient enfin tenir compagnie à Marie Aimée Françoise. Elle s’appelle « Eugénie Alexandrine Mélanie », elle fut baptisée en 1845 par Louis Jean Fillion, chanoine titulaire à la cathédrale du Mans. Elle pèse 1603 livres. Parrain : M. Edouard de Sarcé, Marraine : Mme Dubois de Parnay de Maquillé.

Saint-Jacques
Saint-Martin

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